Les principaux évènements marquants dans le département

 

La crue de 1977


 

Crue77 1Les 6, 7 et 8 juillet 1977, le département du Gers connait des précipitations inhabituelles provoquant la crue des cours d’eau des bassins versants situés au cœur de la Gascogne et des inondations d’une extrême ampleur.

 

Les secteurs de Marmande et Condom, le plateau de Lannemezan à l'est de la Baïse jusqu'au bassin moyen de la Save sont touchés. Les villes de Masseube, Mirande, Lombez, Saramon, L'Isle-Jourdain et Fleurance sont menacées par la montée du niveau de la Baïse, de la Save, de la Gimone et du Gers. Les villes de Castelnau-Magnoac et L'Isle-en-Dodon sont noyées sous 100 millimètres de pluie.

 

La basse ville d’Auch est dévastée et coupée de sa partie haute, la crue ayant emporté deux ponts crue77 2de la ville (pont Saint Pierre). Cinq personnes décèdent sur la ville d'Auch et 5000 sont sinistrées.

 

Le Gers emporte sur son passage la petite ville de Montestruc pendant que les autres rivières inondent les plaines alluviales, arrêtées uniquement par les contreforts des coteaux de Gascogne. C'est ainsi que la station thermale de Castéra-Verduzan est ravagée en une heure par l'Auloue. Le Gers atteindra la hauteur de 8 mètres 90 à Layrac.

 

Alors que la pluie a cessé depuis 16 heures et que le Gers a amorcé sa décrue, le plan ORSEC est mis en œuvre. Il mobilise jusqu'au 25 juillet 500 CRS, 250 secouristes de la Croix-Rouge et plus de 1 500 volontaires déployés dans toute la région.

 

crue77 3Ces inondations ont occasionné des pertes humaines et des dégâts sans précédent pour ce type d’évènement. Le département du Gers comptera 51 communes impliquées, plus de 6000 sinistrés dont 5000 à Auch, 16 morts, 2 200 maisons endommagées, 50 000 hectares ravagés et 18 ponts emportés. Les dégâts sont globalement estimés à 1 milliard de francs de l'époque.

 

La caserne d’Auch était basée à l’actuelle école de musique d’Auch, boulevard Sadi-Carnot. Les véhicules ont rapidement été déplacés rue de Metz, plus en hauteur.

 

Lors de ces évènements, les sapeurs-pompiers gersois perdront l’un des leurs qui intervenait sur la commune de Castéra-Verduzan, le sapeur Claude Bordenave, sapeur-pompier volontaire au centre de secours de Saint-Puy.

 

 

Le feu aux thermes de Barbotan en 1991


 

Photo BarbotanLe 27 juin 1991, 20 touristes ont péri asphyxiés par de fortes fumées « noires » dans l’incendie des thermes de Barbotan.

 

Alors qu’une entreprise effectuait des travaux d’étanchéité sur la toiture terrasse du bâtiment principal des thermes de Barbotan, un incendie provoquant une forte fumée se déclara meurtrier.

 

La cause présumée du sinistre serait à attribuer à la chute d’un seau de bitume en fusion, mettant le feu au faux plafond.

 

Plus de 80 pompiers de plusieurs casernes des départements du Gers et des Landes ont lutté pendant plusieurs heures avant de venir à bout du sinistre qui s'était déclaré vers 11 h 30.

 

 

 

La tempête Klaus en 2009


 

Klaus2

Le département du Gers a été très fortement touché par une violente tempête qui a balayé le sud-ouest de la France à partir de la deuxième moitié de la nuit du 23 au 24 janvier et pendant toute la journée du 24 janvier 2009. La tempête « Klaus », qui va s’abattre sur la région, est d’un caractère exceptionnel et plus conséquente que la tempête « Martin » de décembre 1999. La région Sud-ouest passe en vigilance rouge dès le vendredi 23 janvier au soir. Des rafales de vent ont fréquemment et largement dépassé les 130 km/h à l’intérieur des terres et ont approché 170 km/h sur les côtes Atlantiques.

 

Plus de 17 000 personnes ont été mobilisées sur la zone (sapeurs-pompiers intra zonaux, extra zonaux & unités de sécurité civile, militaires, personnes mobilisées par ERDF, la SNCF, France Télécom, RTE…).

 

Dès le samedi 24 janvier 5h, le CTA du Sdis du Gers était renforcé afin de faire face aux demandesKlaus1 de secours. La procédure de gestion des appels multiples a été mise en place. Environ 3 819 demandes de secours sont recensées, dont 3 304 au CTA-CODIS et environ 515 directement dans les centres de secours.

 

Les sapeurs-pompiers gersois interviennent rapidement, en majorité pour des opérations de bâchage et de chute d’arbres. Au plus fort de l’activité, près de 1000 sapeurs-pompiers ont été mobilisés simultanément.

 

Des réquisitions de moyens élévateurs sont réalisées afin de permettre de traiter plus rapidement certaines interventions. En outre, des moyens humains externes au SDIS sont venus renforcés nos équipes : 130 groupes électrogènes ont été mis à disposition du SDIS du Gers par ESOL Nord, ESOL Ouest, EMZ Sud Ouest, EMZ Sud Ouest 2, ESOL Sud, EMZ IDF, SDIS 64, SDIS 82, SDIS 65, UISC 7.

 

Klaus3Afin de prévenir des problèmes de transmissions ou d’acheminement des sapeurs-pompiers vers les CIS des gardes postées ont été mises en place dès 6h le samedi 24 janvier.

 

De manière préventive, afin de compenser le rallongement des délais d’intervention liés d’une part aux difficultés de circulation et d’autre part à l’absence de communication, ces gardes ont été maintenues plusieurs jours. Elles ont été progressivement allégées puis supprimées en fonction du retour à la normale.

 

Le maillage départemental, fort de 43 centres de secours, a constitué lors de cet évènement qui a fortement marqué le département, un atout essentiel pour l’efficacité opérationnelle et le soutien aux populations.

 

 

 

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