Les principaux soutiens à l'extérieur

depuis la départementalisation

 

Le détachement sur l’île de la Réunion en renforcement du dispositif de lutte contre le chikungunya


 

Chicoungunya 1

 

Isolé pour la première fois en 1953 en Tanzanie et en Ouganda, le Chikungunya est un virus transmis par un moustique. Longtemps considérée comme bénigne, la maladie est à l’origine de quelques cas d’encéphalites mortelles en 2006. Il n’existe alors aucun vaccin ni traitement efficace contre le virus. Il faut donc se résoudre à en traiter Chicoungunya 2les symptômes qui peuvent perdurer entre trois mois jusqu’à parfois plusieurs années (forte fièvre, maux de tête intenses, douleurs musculaires et articulaires, éruptions cutanées, nausées, diarrhées, voire hémorragies bénignes surtout chez les enfants) et à lutter contre le vecteur.

Dans le cadre de la lutte contre cette épidémie qui touche depuis 2005 l’océan indien et sévit sur l’île de la Réunion depuis le début de l’année 2006, un dispositif de soutien est déployé sur le terrain.

Chicoungunya 3

A la demande du préfet de la Réunion, le ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire a autorisé la DDSC à constituer des détachements d’intervention et d’assistance. Le détachement est composé de 56 sapeurs-pompiers issus des 7 zones de défense de la métropole (dont 34 officiers et 22 sous-officiers).

 

C’est ainsi que deux sapeurs-pompiers gersois sont parti en renfort de sécurité civile durant la période du 14 mars au 17 avril 2006.

 

L’intervention du détachement porte principalement sur un appui au centre opérationnel de zone (COZ) sous forme de renforcement des structures de gestion de crise départementales et territoriales.

 

La lutte anti-vectorielle menée par ces détachements porte alors sur trois domaines essentiels :

 

  • La lutte mécanique est une lutte préventive qui a pour objectif de rendre le milieu hostile au moustique adulte afin de le chasser de son environnement. Elle permet de réduire le nombre de gîtes voire d’en éliminer, d’aménager et d’entretenir le milieu ciblé. Même si elle n’éradique pas le moustique, cette lutte est la plus efficace dans le temps.

Gites1 

Gites2 

Gites3 

 

  • En complément de la lutte mécanique, la lutte chimique a pour objectif de cibler les larvicides des gîtes et les adulticides autour des bâtiments. Appliqué autour des habitations, l’insecticide constitue un effet choc mais à faible persistance dans le temps et dans le milieu (retour rapide des moustiques si aucune action n’est maintenue).

 Chimique1

 Chimique2

 

  • L’information et la formation aux populations(les moyens de se protéger des piqûres, les actions à mener chez soi pour lutter contre les moustiques, l’information sur le Chikungunya et la distribution de flyers)

 

L’organisation opérationnelle du détachement se fait sur trois niveaux :

  • le niveau départemental avec le centre opérationnel de la Préfecture (COP), poste de commandement de crise de la préfecture de la Réunion,
  • les postes de commandement d’arrondissement (sous-préfecture) qui forment un échelon intermédiaire entre les communes et le COP,Organisation
  • et les communes qui sont notamment chargées de la diffusion et de la remontée des informations vers le PCA.

 

 

 

 

 

Les renforts en Haiti en 2010


 

Haiti 1

 

Le 18 janvier 2010, trois sapeurs-pompiers gersois (le médecin-chef du SDIS du Gers, un infirmier et un secouriste spécialisé en sauvetage-déblaiement) ont été engagés pour rejoindre à Paris un groupe de renfort à destination d’Haïti, suite au séisme qui a ravagé le pays. Leur mission principale est le soutien et l’assistance médicale.

 

Sur place, l’équipe, rattachée à l'ESCRIM (Elément de Sécurité Civile Rapide d'Intervention Médicale), assure des missions hospitalières ou d'évacuation. La température est de 35°. Le couchage s'effectue à l'extérieur par mesure de sécurité. Le moral est bon et le travail est conséquent.

 

 Haiti 2

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Le vendredi 29 Janvier 2010 à 14h24, le CODIS 32 était informé par l'état major de la zone de défense Sud Ouest que le désengagement des équipes de la zone Sud Ouest s'effectuerait le 2 février 2010. Les équipes ont transités par les Antilles puis ont rejoint la métropole le 3 février 2010.

 

Les sapeurs-pompiers gersois en mission à Haïti sont revenus satisfaits de la mission accomplie.

 

 

 

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